Historique

Le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE) est une organisation sans but lucratif qui a été créée  en décembre 2011. Motivés par l’urgence de mieux gérer les espèces exotiques envahissantes au Québec, différents acteurs (scientifiques, communautaires) ont contribué à mettre en place le CQEEE.

Le développement du CQEEE s’inscrit dans le volet Éducation et Sensibilisation de la Stratégie nationale sur les EEE. Il rejoint également une mesure du Plan d’action de la Politique internationale du Québec visant à lutter contre les EEE, les orientations de l’ACIA, des Plans canadiens des espèces aquatiques et phytoravageurs, du Secrétariat de la Convention sur la biodiversité ainsi que celles de l’Union internationale de la conservation de la nature.

À noter que d’autres Conseils tels que le CQEEE, travaillant à la lutte et la détection précoce des EEE, existent dans les provinces et territoires canadiens. Le CQEEE est membre du Conseil canadien des espèces exotiques envahissantes qui chapeaute l’ensemble des Conseils du Canada.

 

MISSION

La mission première du Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes (CQEEE) est d’accompagner, dynamiser et de soutenir les activités de nombreuses organisations engagées dans la lutte aux espèces exotiques envahissantes (EEE).

Cette mission vise ultimement à contribuer au maintien de la biodiversité, de l’intégrité des écosystèmes et des activités économiques susceptibles d’être affectées par les EEE. Nous travaillons ainsi en amont à limiter les impacts socioéconomiques des espèces exotiques envahissantes par le biais de la prévention, de la détection précoce, de l’éducation et de la sensibilisation.

Nos objectifs sont les suivants :

  • Assurer une meilleure concertation et collaboration des divers intervenants (gouvernementaux, scientifiques, communautaires, économiques).
  • Développer des initiatives et dynamiser les actions des collaborateurs.
  • Diffuser les plus récentes découvertes scientifiques et avancées en matière de lutte.
  • S’appuyer sur les expériences prometteuses d’ailleurs au pays et dans le monde.

Le travail de concertation et de collaboration du CQEEE permettra de renforcer les actions de divers intervenants et de mieux répondre aux défis que posent les EEE. À long terme, le Conseil contribuera à préserver l’équilibre écologique des écosystèmes québécois et la pérennité de notre patrimoine écologique.

Retombées attendues par notre travail :

  • Planification stratégique de lutte aux EEE concertée à l’échelle québécoise.
  • Renforcement de la capacité des intervenants.
  • Mise en commun des ressources, expertises, compétences et expériences.
  • Accroissement de la sensibilisation et compréhension du phénomène des EEE.
  • Lutte aux EEE améliorée.

Bien-fondé du CQEEE

À l’échelle planétaire, les EEE sont considérées comme l’une des principales causes d’extinction des espèces. Ces espèces, qu’elles soient terrestres ou aquatiques, perturbent les écosystèmes et entraînent des impacts négatifs sur l’environnement, l’économie et la société, y compris la santé humaine.

Le Québec n’échappe pas à ce phénomène mondial et la tendance actuelle semble indiquer qu’un nombre toujours croissant d’espèces exotiques parviennent à s’établir durablement et se propager sur notre territoire. Que ce soit par la voie du commerce international, celle du transport intérieur (ferroviaire, maritime autoroutier) ou par le biais de l’agriculture, la villégiature, l’aquariophilie ou l’horticulture, les espèces exotiques vont continuer à s’implanter si aucun moyen n’est entrepris pour en réduire les risques. La présence récente de l’agrile du frêne au Québec est un bel exemple illustrant ces propos.

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