Vous impliquer

Comme la biologie des invasions est une science qui nécessite l’étude de divers processus à grande échelle sur de vastes territoires, il est difficile pour les chercheurs de détecter systématiquement et rapidement l’introduction de nouvelles espèces exotiques. Dans cette perspective, la science citoyenne apparaît comme une voie très intéressante pour le recensement de ces nouveaux intrus, encore rares, et potentiellement envahissants, en début d’établissement.

La participation du public au processus scientifique n’est pas chose nouvelle. Déjà vers 1880, les gardiens de phares amassaient des données sur les oiseaux (Bonney et al. 2009)! Puis, différents regroupements d’ornithologues amateurs ont grandement participé à la cartographie des aires de nidification de toutes les espèces aviaires d’Amérique du Nord et ont même contribué à démontrer que celles-ci répondaient aux changements climatiques en déplaçant leurs aires de distribution vers le nord (Cohn 2008; Dickinson et al. 2010). Aujourd’hui, la science citoyenne gagne en popularité et les collaborations avec la science traditionnelle se multiplient. C’est la capacité d’accès aux endroits reculés, l’omniprésence des observateurs amateurs, leur nombre et leur présence en toute saison ou presque qui font d’eux des acteurs importants de réussite dans la détection précoce des espèces exotiques envahissantes.

C’est d’ailleurs grâce aux citoyens que certaines espèces sont détectées en début d’établissement en dehors de leurs aires normales de distribution : le cas d’un tunicier en Alaska est un très bon exemple (Cohen et al. 2011). N’hésitez donc pas à nous contacter : Devenez observateurs…  vous pouvez faire la différence!

Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes
CQEEE
C.P. 85015
Mont-Saint-Hilaire, QC
J3H 5W1

CQEEES@gmail.com

 

Utilisez notre formulaire de contact

Les commentaires sont fermés